Biopsies transpérinéales de la prostate à Lille : la voie aujourd'hui privilégiée
La biopsie de prostate est l'examen qui permet de confirmer ou d'écarter un cancer de la prostate. Réalisée par voie transpérinéale et guidée par fusion IRM-échographie, elle réduit fortement le risque infectieux et cible précisément les zones suspectes repérées à l'imagerie.
Une approche pensée pour le confort et la sécurité. L'examen se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, en ambulatoire, sans passage par le rectum, ce qui rend les complications infectieuses plus rares.
01
Repérer
L'IRM de prostate multi-paramétrique localise les zones suspectes avant toute biopsie et oriente le geste.
02
Prélever
Des prélèvements ciblés et systématisés par voie transpérinéale, guidés par la fusion IRM-échographie.
03
Analyser
L'analyse anatomopathologique précise la nature du tissu et, le cas échéant, l'agressivité (score de Gleason, groupe ISUP).
Votre parcours
Où se situe la biopsie dans le diagnostic ?
La biopsie n'est jamais un point de départ : elle s'inscrit dans une démarche progressive, du premier dosage de PSA jusqu'à la décision thérapeutique. À chaque étape, la suivante n'est engagée que si elle est justifiée.
Étape 1
PSA & Densité
Une augmentation du PSA ou de sa densité fait suspecter un cancer.
Étape 2
IRM de la prostate
L'IRM multiparamétrique (score PI-RADS) repère les zones suspectes.
Étape 3
Biopsie transpérinéale
Prélèvements ciblés par fusion IRM-échographie
Étape 4
Résultat (Gleason / ISUP)
L'analyse précise la présence et l'agressivité éventuelle.
Étape 5
Décision adaptée
Surveillance, chirurgie robotique, ou autre option.
Indications
Pourquoi réaliser une biopsie de la prostate ?
L'objectif d'une biopsie est de confirmer un diagnostic lorsque des examens antérieurs évoquent une anomalie. C'est aujourd'hui le seul examen capable d'affirmer ou d'écarter un cancer de la prostate.
Aucun examen d'imagerie ni aucun test sanguin ne suffit, à lui seul, à poser un diagnostic de certitude : seule l'analyse au microscope d'un fragment de tissu prostatique le permet. La biopsie consiste donc à prélever de très petits fragments, appelés « carottes », pour les confier à un anatomopathologiste.
Une élévation du PSA
Un PSA augmenté, confirmé sur un contrôle, peut conduire à proposer une biopsie, toujours après analyse du contexte, de la cinétique et de l'IRM.
PSA élevé
Densité de PSA
Une anomalie à l'IRM
Une lésion classée PI-RADS 3, 4 ou 5 à l'IRM multiparamétrique justifie le plus souvent des prélèvements ciblés sur la zone repérée.
IRM prostatique
PI-RADS
Un toucher rectal anormal ou un suivi
Une induration au toucher rectal peut motiver une biopsie. Elle est aussi utile pour surveiller un cancer déjà connu, dans le cadre d'une surveillance active.
Toucher rectal
Surveillance active
A retenir :
L'indication d'une biopsie n'est jamais posée sur un seul chiffre. Elle résulte d'un faisceau d'arguments — PSA, IRM, examen clinique, antécédents — analysé en consultation. Une IRM rassurante peut d'ailleurs permettre d'éviter une biopsie inutile.
Technologie
La fusion IRM-échographie à Lille
Voir précisément où prélever : tout l'intérêt de la fusion d'images est de superposer la précision de l'IRM à l'échographie en temps réel pendant le geste.
Esaote UroFusion : cibler les zones repérées à l'IRM
Réalisée à la Clinique de la Louvière de Lille, la biopsie est guidée par échographie à l'aide du système Esaote et de son module UroFusion. Ce dispositif fusionne les images IRM et échographiques en temps réel : les zones suspectes vues sur l'IRM sont projetées sur l'image échographique pendant l'examen.
IRM
zone PI-RADS
Echographie
temps réel
Ciblage
prélèvements précis
Chaque prélèvement peut ainsi être ciblé avec fiabilité, ce qui améliore la détection des cancers cliniquement significatifs tout en limitant les prélèvements inutiles. Lorsque cela apporte un intérêt, les images IRM sont relues avec l'appui de la plateforme Quibim Precision, un outil d'aide à la décision fondé sur l'intelligence artificielle, qui renforce la standardisation de l'analyse.

Voie d'abord
Transrectale ou transpérinéale ?
Il existe deux chemins pour atteindre la prostate. Les recommandations récentes ont fait évoluer les pratiques : la voie transpérinéale est désormais privilégiée chaque fois qu'elle est techniquement possible.
Voie transrectale
L'aiguille traverse la paroi du rectum pour atteindre la prostate, sous guidage échographique. Longtemps la référence, simple et rapide.
- Passage par une zone naturellement colonisée par des bactéries digestives
- Risque infectieux non négligeable, nécessitant une antibioprophylaxie
- Accès parfois limité aux zones antérieures de la prostate
Approche historique
Voie transpérinéale
L'aiguille passe à travers la peau du périnée (entre le scrotum et l'anus), sans traverser le rectum. C'est la voie recommandée par l'AFU et l'EAU lorsqu'elle est possible.
- Risque infectieux fortement réduit, souvent sans antibiotique préventif
- Meilleur accès aux zones antérieures et apicales de la prostate
- Réalisable sous anesthésie locale, en ambulatoire
Voie aujourd'hui privilégiée

Ce que disent les recommandations
Dans leur actualisation 2024-2026, les recommandations du comité de cancérologie de l'AFU indiquent que la voie transpérinéale réduit le risque infectieux et qu'elle doit être privilégiée chaque fois qu'elle est techniquement possible. Une méta-analyse récente montre qu'il est alors possible de se passer d'antibioprophylaxie sans augmentation significative du risque d'infection fébrile, et de mieux explorer les zones antérieures de la prostate.
Déroulement
Comment se passe l'examen ?
La biopsie transpérinéale se déroule en ambulatoire à l'Hôpital Privé La Louvière, à Lille, généralement sous anesthésie locale. Le geste dure en moyenne 10 à 30 minutes.
Préparation
L'IRM multiparamétrique est réalisée au préalable pour repérer les zones à cibler. Un bilan urinaire est vérifié et les consignes (gestion d'un éventuel traitement anticoagulant) vous sont précisées en consultation.
Installation et anesthésie locale
Le patient est d'abord accueilli dans le service d'ambulatoire, sans être à jeun. Il est ensuité installé confortablement, puis la peau du périnée est désinfectée. Une anesthésie locale est réalisée pour rendre le geste bien toléré. Le Dr Bommelaere importe les images de votre IRM, et réalise les rendus 3D et réalise la fusion d'image avec l'échographie.
Score PI-RADS — probabilité qu'une lésion soit un cancer significatif
1
Très peu suspect
2
Peu suspect
3
Equivoque
4
Suspect
5
Très suspect
Prélèvement ciblés et systématisés
Sous guidage échographique avec fusion IRM, le Dr Bommelaere introduit une aiguille fine à travers la peau du périnée et réalise les prélèvements.
Combien de carottes ?
Le protocole associe des prélèvements systématisés (cartographie de la glande, schéma de référence à 12 prélèvements) et des prélèvements ciblés sur les zones repérées à l'IRM. Le nombre exact est adapté à l'anatomie et aux lésions de chacun.
Surveillance courte et retour à domicile
À la fin de l'examen, le patient reste allongé quelques minutes. Il regagne ensuite le service d'ambulatoire et bénéficie d'une collation. L'équipe soignante vérifie l'absence de malaise vagal, et autorise le retour à domicile. Une activité légère peut être reprise dès le lendemain, en évitant les efforts intenses et les rapports sexuels pendant quelques jours. La conduite est possible dès le jour même.
Analyse et consultation d'annonce
Les prélèvements sont analysés par un anatomopathologiste. Le compte rendu est généralement disponible sous deux à trois semaines. Une consultation est ensuite programmée pour vous expliquer le résultat et, le cas échéant, les suites.
Après l'examen
Suites habituelles et précautions
Quelques désagréments transitoires sont fréquents et sans gravité. Les complications sévères sont rares, en particulier par voie transpérinéale.
Ce qui est normal
De légers saignements dans les urines, les selles ou le sperme, pendant quelques jours
Un inconfort local modéré au niveau du périnée
Un besoin d'uriner plus fréquent de façon transitoire
Ces symptômes disparaissent spontanément et ne nécessitent pas de traitement
Quand consulter
Une fièvre ou des frissons (l'infection sévère, ou prostatite aiguë, devient rare mais non exceptionnelle par voie transpérinéale)
Une impossibilité d'uriner (la rétention survient dans moins de 1 % des cas)
Des saignements abondants ou prolongés
En cas de doute, contactez le secrétariat ou le service d'urologie
Une prise en charge coordonnée
L'ensemble du parcours est coordonné par le Dr Bommelaere. Les images IRM sont interprétées par des radiologues spécialisés et les prélèvements analysés par des anatomopathologistes expérimentés. En cas de cancer, le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (réseau ONCOMEL).
Le résultat
Comprendre le résultat : Gleason et ISUP
Si du tissu cancéreux est retrouvé, l'anatomopathologiste évalue son agressivité. C'est cette information, bien plus que la simple présence d'un cancer, qui oriente la prise en charge.
Le score de Gleason analyse l'architecture des cellules tumorales et additionne les deux profils les plus représentés. Depuis 2016, la classification ISUP regroupe ces scores en cinq groupes pronostiques, plus simples à interpréter et mieux corrélés à l'évolution. C'est, en quelque sorte, le pendant du score PI-RADS de l'IRM : là où le PI-RADS estimait un risque avant la biopsie, l'ISUP qualifie le tissu réellement prélevé.
Du score de Gleason au groupe ISUP
Groupe ISUP
Score de Gleason
Agressivité
ISUP 1
Gleason 6 (3+3)
Faible
ISUP 2
Gleason 7 (3+4)
Intermédiaire favorable
ISUP 3
Gleason 7 (4+3)
Intermédiaire défavorable
ISUP 4
Gleason 8
Élevée
ISUP 5
Gleason 9 ou 10
Très élevée
Le score de Gleason additionne les deux contingents tumoraux les plus représentés. Le pourcentage de grades 4 et 5 est particulièrement scruté. Tableau indicatif : seule l'analyse anatomopathologique de vos prélèvements fait foi.
Le volume de grade 4 : quantifier l'agressivité réelle
Au sein d'un même score, tout n'est pas équivalent. Deux cancers classés Gleason 7, voire deux cancers d'un même groupe ISUP, peuvent évoluer différemment selon la quantité de tissu de grade 4 réellement présente. C'est cette proportion, le volume de grade 4, qui reflète le plus fidèlement l'agressivité de la tumeur.
Sa quantification précise — exprimée en volume ou en longueur cumulée sur les carottes — est corrélée au risque de récidive et de métastase, au-delà du seul score de Gleason. Le Dr Bommelaere a consacré son travail de thèse à ces facteurs pronostiques, dans le cadre de recherches menées avec le CHU de Lille.
C'est aussi ce qui rend des biopsies complètes et bien ciblées déterminantes : une analyse fiable permet d'adapter la prise en charge, de la surveillance active lorsque le volume de grade 4 est faible jusqu'à un traitement actif lorsqu'il est significatif.
Toutes les situations ne se traitent pas de la même façon
Un cancer de groupe ISUP 1 peut relever d'une simple surveillance active, sans traitement immédiat. Les groupes plus élevés orientent vers une prise en charge active, chirurgie robotique, radiothérapie ou autres options, toujours discutée avec vous et en réunion de concertation pluridisciplinaire.
La suite du parcours
Avant et après les biopsies de prostate
La biopsie s'intègre dans une prise en charge complète des pathologies de la prostate, à Lille et Marcq-en-Barœul.
PSA augmenté
Comprendre un PSA élevé, ses causes possibles et le parcours diagnostique qui peut précéder une biopsie.
- Norme par âge et cinétique
- Causes bénignes possibles
- IRM avant biopsie
En amont
Biopsies transpérinéales
Le diagnostic du cancer de la prostate par voie transpérinéale avec fusion IRM-échographie : précision et risque infectieux réduit.
- Voie transpérinéale
- Fusion IRM-échographie
- Anesthésie locale & ambulatoire
L'examen
Cancer de la prostate
Du diagnostic au traitement : surveillance active, chirurgie robotique et préservation fonctionnelle, selon votre situation.
- Surveillance active
- Prostatectomie robotique
- Décision suite à RCP
En aval
Le bon traitement n'est pas le plus lourd :
Tous les cancers de la prostate ne nécessitent pas un traitement immédiat. L'objectif est de prévenir l'évolution métastatique quand le risque le justifie, tout en préservant votre qualité de vie.
Pourquoi consulter le Dr Thomas BOMMELAERE
Des biopsies de prostate à Lille, avec le Dr Bommelaere
Une technique récente, un équipement dédié et un parcours coordonné, conformément aux recommandations des sociétés savantes d'urologie.
Voie transpérinéale dédiée
Le Dr Bommelaere réalise désormais ses biopsies de prostate par voie transpérinéale, conformément aux recommandations récentes de l'AFU et de l'EAU.
En ambulatoire à La Louvière
L'examen est réalisé à l'Hôpital Privé La Louvière à Lille, en ambulatoire et sous anesthésie locale. L'ensemble du parcours, surveillance incluse, prend moins de 2 heures, et permet une sécurité maximale.
Équipement Esaote UroFusion
Une fusion IRM-échographie en temps réel, complétée lorsque cela peut être pertinent, par l'aide à la décision Quibim Precision (intelligence artificielle), au service de la précision du ciblage. Ainsi, ce sont toutes les technologies de dernière génération, qui sont mises en place au bénéfice du patient, pour une prise en charge moderne, sécurisée, et mini invasive.
Réseau de professionnels
Travail en réseau avec radiologues, oncologues et anatomopathologistes du territoire des Hauts de France. Discussions en RCP pour les dossiers de cancérologie.
Recommandations françaises & européennes
Une pratique alignée sur les recommandations de l'AFU et de l'EAU, et sur les fiches d'information patients officielles.
Disponibilité rapide
Consultations dédiées aux élévations de Cancer de la prostate, accessibles rapidement via Doctolib, en environ 2 semaines.
Médecin accrédité HAS
Inscrit à l'Ordre des Médecins du Nord, membre de l'Association Française d'Urologie, accrédité par la Haute Autorité de Santé.
Cabinet de Lille
Cabinet de Marcq en Barœul
Rendre disponibles les biopsies transpérinéales de la prostate au sein de notre équipe, à l'Hôpital Privé La Louvière, me tenait à cœur. Cet investissement, au service du patient, est le fruit d'une collaboration vertueuse entre le Centre Urologie de Lille, et la Clinique de La Louvière. Je suis heureux que notre équipe puisse proposer cette technique à Lille et à nos patients de la métropole, avec d'excellentes conditions de sécurité et de confort.
Dr Thomas Bommelaere
Chirurgien urologue · Lille & Marcq-en-Barœul

Questions fréquentes
Vos questions sur les biopsies de la prostate
Les réponses aux questions le plus souvent posées en consultation. Elles ne remplacent pas un avis médical personnalisé.
Quelle différence entre la voie transrectale et la voie transpérinéale ?
La voie transpérinéale passe à travers la peau du périnée (entre le scrotum et l'anus) et évite le rectum. Elle réduit fortement le risque d'infection et donne un meilleur accès à toutes les zones de la prostate, notamment les zones antérieures. La voie transrectale, plus ancienne, traversait la paroi du rectum et nécessitait une antibioprophylaxie.
La biopsie transpérinéale est-elle douloureuse ?
L'anesthésie locale rend l'examen bien toléré. Le patient ressent parfois une pression ou un bref claquement au moment de chaque prélèvement, sans douleur importante.
Combien de temps faut-il pour avoir les résultats ?
Le compte rendu d'anatomopathologie est généralement transmis dans un délai de deux à trois semaines. Une consultation est ensuite programmée pour vous l'expliquer et envisager, si besoin, les suites.
Faut-il être hospitalisé ?
Non. L'examen est réalisé en ambulatoire à l'Hôpital Privé La Louvière. Une surveillance courte suit le geste, puis le patient peut regagner son domicile le jour même.
Peut-on reprendre le travail le lendemain ?
Oui, sauf en cas d'activité physique intense. Il est recommandé d'éviter les efforts violents et les rapports sexuels pendant quelques jours.
Pourquoi utiliser la fusion IRM-échographie ?
La fusion permet de cibler précisément les anomalies visibles à l'IRM, ce qui augmente les chances de détecter un cancer cliniquement significatif tout en limitant les prélèvements inutiles.
Faut-il prendre des antibiotiques ?
Le risque infectieux étant fortement réduit par la voie transpérinéale, une antibioprophylaxie systématique n'est généralement pas nécessaire. Les consignes précises vous sont données en consultation, selon votre situation personnelle.
Une biopsie de prostate à organiser ?
Parlons-en.
Munissez-vous de votre dernier dosage de PSA et du compte rendu d'IRM si vous en disposez, et de la lettre de votre médecin traitant. Consultation à Lille et Marcq-en-Barœul, prise de rendez-vous en ligne ou par téléphone.