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Le Volume de Grade 4 : un déterminant nécessaire et important dans la prise en charge du cancer de la Prostate

Prostate

Le volume de grade 4 est un facteur déterminant dans le cancer de la prostate. Le Dr BOMMELAERE l'évalue grâce aux biopsies ciblées

01

Une pratique sur-spécialisée

Concentrer mon exercice sur quelques domaines urologiques restreint pour accroître mes compétences.

02

Une expertise technique approfondie

Développer une maîtrise accrue des techniques robotiques, laser, et mini-invasives de dernière génération.

03

Un bénéfice pour le patient

Des prises en charge selon les recommandations, et pratiquées régulièrement pour le maintien des compétences

Quand faut-il envisager une biopsie de la prostate ?

La suspicion d’un cancer de la prostate survient le plus souvent après la découverte d’un PSA élevé (au-delà de 3–4 ng/ml).

Dans ce cas, l’IRM de la prostate est l’examen de référence pour rechercher la présence éventuelle d’une lésion suspecte.

Si une image évocatrice de cancer est détectée, la prochaine étape est la réalisation de biopsies prostatiques, indispensables pour confirmer le diagnostic et évaluer l’agressivité de la maladie : grâce au volume de grade 4.

Biopsies systématiques et biopsies ciblées : deux approches complémentaires

Les biopsies de prostate ont un double objectif :

  • Cartographier la glande grâce à un protocole systématisé d’au moins 12 prélèvements répartis dans différentes zones.

  • Cibler les zones suspectes à l’IRM, afin de prélever précisément dans les lésions détectées.

Cette approche combinée maximise les chances de détecter un cancer, tout en permettant d’en évaluer précisément la sévérité.

Pourquoi la qualité des biopsies est cruciale

Le Dr Thomas BOMMELAERE a effectué son travail de thèse sur la recherche des meilleurs facteurs pronostics dans le cadre du cancer de la prostate. Les recherches récentes, notamment celles auxquelles il a participé, montrent que le pronostic d’un cancer de la prostate dépend surtout :

  1. Du volume tumoral, mesuré à l’IRM.

  2. De la proportion de tissu cancéreux agressif (Gleason pattern 4 ou 5) retrouvée dans les biopsies.

Une quantification précise de ce tissu agressif, exprimée en volume ou en longueur dans les carottes, prédit mieux le risque de récidive ou de métastases que les scores traditionnels.

En pratique, deux hommes ayant le même score de Gleason peuvent avoir un risque très différent selon la quantité réelle de tissu agressif détectée : ce tissus agressif est caractérisé par le Volume de grade 4

Les risques d’un échantillonnage insuffisant

Un prélèvement incomplet ou mal ciblé peut sous-estimer l’agressivité réelle du cancer, ce qui risque de :

  • Retarder un traitement nécessaire.

  • Sous-dimensionner l’intervention chirurgicale.

  • Prendre des risques d'ultra préservation des bandelettes vasculo-nerveuse inconsidérés.

À l’inverse, une analyse précise permet d’adapter la prise en charge à chaque patient, jusqu’à envisager des traitements ciblés en fonction des formes les plus à risque.

Dr BOMMELAERE : une expertise et un plateau technique de pointe

Pour garantir la meilleure précision, le Dr BOMMELAERE utilise un matériel de dernière génération :

  • Système Koelis © : un dispositif permettant la fusion d’images IRM et échographie en temps réel, pour guider les biopsies ciblées avec une précision millimétrique.

  • Biopsies de fusion 3D : reconstitution volumétrique de la prostate et suivi des zones déjà prélevées pour éviter les doublons et optimiser le geste.

  • Analyse anatomopathologique spécialisée par des pathologistes experts en urologie : Laboratoire iPath à Amiens.

  • Réalisation des IRM de prostate au sein de centres experts en imagerie prostatiques tels que : CLIMAL, CHU de Lille, IRIS, etc

Cette technologie, combinée à une expertise chirurgicale et radiologique, permet un diagnostic plus fiable et plus personnalisé.

En résumé

Une biopsie de prostate n’est pas un simple geste technique : c’est la clé de voûte de la prise en charge du cancer de la prostate.

  • Une IRM de qualité pour repérer les lésions.

  • Des biopsies bien ciblées et complètes pour mesurer le volume et l’agressivité réelle de la tumeur.

  • L’utilisation d’outils de pointe comme le Koelis pour augmenter la précision.

Grâce à cette approche, il est possible d’offrir à chaque patient un traitement réellement sur mesure : en effet, le cancer de la prostate apparait sous plusieurs formes. Certaines formes sont non agressives, à faible volume, et peuvent être simplement surveillées. D'autres forme, notamment lorsque le Volume de Grade 4 est important, doivent être traitées, par exemple par une chirurgie prostatique robotisée. L'expertise du traitement chirurgical permet l'ablation complète de la prostate, ainsi que, lorsque c'est possible, de préserver les bandelettes vasculaire & nerveuse, et ainsi espérer une conservation des érections.

 

 

 

Risk Estimation of Metastatic Recurrence After Prostatectomy: A Model Using Preoperative Magnetic Resonance Imaging and Targeted Biopsy

Quantification of prostate cancer Gleason pattern 4 to predict oncological outcome

Questions fréquentes sur la prostatectomie Retzius-sparing

En quoi la technique Retzius-sparing diffère-t-elle de la prostatectomie robotique classique ?

L'approche Retzius-sparing accède à la prostate par voie postérieure (cul-de-sac de Douglas) sans ouvrir l'espace rétropubien antérieur. Cette différence anatomique peut permettre, selon l'indication, de mieux préserver les structures de soutien du sphincter urétral, avec un effet potentiellement favorable sur la rapidité de récupération de la continence.

Combien de temps dure la récupération de la continence après cette intervention ?

La durée de récupération varie d'un patient à l'autre. Les données publiées suggèrent qu'une proportion significative de patients opérés par technique Retzius-sparing retrouve une continence satisfaisante dans les semaines suivant la dépose de la sonde. Une rééducation périnéale peut être proposée pour accompagner cette récupération. Les résultats à 12 mois tendent à converger avec ceux de la chirurgie standard.

La fonction érectile peut-elle être préservée après une prostatectomie ?

La préservation de la fonction érectile dépend principalement de la possibilité oncologique de conserver les bandelettes neurovasculaires, de l'âge et de la fonction érectile préopératoire du patient. La technique Retzius-sparing peut, dans certains cas, faciliter la dissection de ces structures. La récupération est progressive et peut s'étaler sur 12 à 24 mois. Ce point est systématiquement abordé en consultation préopératoire.

Quels sont les risques spécifiques à la technique Retzius-sparing ?

Comme toute intervention chirurgicale, la prostatectomie Retzius-sparing comporte des risques opératoires (saignement, infection, blessure des organes voisins) communs à l'ensemble des prostatectomies. Sur le plan oncologique, certaines études signalent un taux légèrement supérieur de marges chirurgicales positives en position antérieure, ce qui peut avoir une implication sur le suivi et les traitements complémentaires éventuels. Ces éléments sont expliqués et discutés avec chaque patient.

La technique Retzius-sparing est-elle disponible à Lille ?

La maîtrise de la technique Retzius-sparing nécessite une formation spécifique et un volume opératoire suffisant. Le choix de l'approche chirurgicale est déterminé lors de la consultation urologique, en tenant compte du dossier IRM, des biopsies et des souhaits du patient.

Comment se déroule la surveillance après une prostatectomie radicale ?

Le suivi repose sur le dosage régulier du PSA ultrasensible, réalisé à 3, 6 et 12 mois, puis chaque année. L'objectif est d'obtenir un taux indétectable. En cas d'élévation du PSA (récidive biochimique), une imagerie complémentaire et une discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) permettront d'envisager les options de traitement adaptées.

Vous souhaitez en discuter ?
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