Cancer du rein : du dépistage à la chirurgie robotique, avec un urologue à Lille
Le cancer du rein est souvent découvert par hasard, lors d'une imagerie réalisée pour un autre motif. Cette particularité en fait un cancer où ladécision thérapeutique est centrale : tous ne nécessitent pas une chirurgie immédiate. Lorsque celle-ci est indiquée, l'objectif est de préserver le maximum de rein sain.
La prise en charge se discute avec vous. Surveillance active, chirurgie conservatrice ou ablation totale : chaque décision est personnalisée, discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire et partagée avec le patient avant tout acte.
01
Découverte & imagerie
Scanner, échographie, IRM : caractériser précisément la lésion pour orienter la prise en charge.
02
Décision partagée
Surveillance active, chirurgie conservatrice ou ablation totale : une stratégie discutée en RCP, adaptée à chaque patient.
03
Chirurgie robotique
Néphrectomie partielle robot-assistée avec reconstruction 3D préopératoire : préservation rénale maximale.
Comprendre la maladie
Le cancer du rein, expliqué simplement
Un cancer fréquemment asymptomatique, de pronostic variable selon la taille et le stade : c'est là que réside l'enjeu du bilan initial.
Le cancer du rein se développe le plus souvent à partir des cellules du tubule rénal : c'est le carcinome à cellules rénales (CCR), qui représente environ 90 % des tumeurs rénales malignes. Il en existe plusieurs variétés histologiques (à cellules claires, papillaires, chromophobes) dont les caractéristiques influencent la prise en charge.
En vieillissant, le rein peut développer d'autres lésions qui ne sont pas toutes cancéreuses : des angiomyolipomes (tumeurs bénignes vasculo-graisseuses), ou des kystes dont la classification de Bosniak évalue le risque de malignité à l'imagerie. Le cancer du rein est très souvent asymptomatique : découvert dans environ trois quarts des cas fortuitement.
3e Cancer
urologique
~75%
découverte fortuite
6
petites incisions en chirurgie robotique
Souvent découvert fortuitement
Localisé dans plus de 60 % des cas, le cancer du rein est souvent repéré lors d'une échographie ou d'un scanner réalisé pour un autre motif (douleur lombaire, bilan de santé…). Il ne provoque aucun symptôme au stade localisé. Hématurie, douleurs ou masse palpable sont des signes tardifs.
Découverte fortuite
Asymptomatique
Des lésions rénales très variées
Toutes les lésions rénales ne sont pas des cancers. Les kystes simples (Bosniak I et II) et les angiomyolipomes sont bénins dans la grande majorité des cas. Les carcinomes à cellules rénales (à cellules claires, papillaires, chromophobes) représentent les formes malignes les plus fréquentes, avec des comportements très différents.
Tissulaire VS Kystique
Carcinome à cellules claires
Bosniak
Des facteurs de risque identifiés
Contrairement à d'autres cancers, le rein ne bénéficie pas encore d'un dépistage organisé. Certains profils sont cependant plus à risque : tabac, surpoids, hypertension artérielle, insuffisance rénale chronique, et antécédents familiaux (maladie de Von Hippel-Lindau). Ces patients méritent une surveillance rapprochée.
Tabac
HTA
IRC
Surpoids
A retenir :
Le pronostic du cancer du rein dépend essentiellement de son stade au moment du diagnostic. Découvert à un stade localisé, il est traité avec une intention curative dans la grande majorité des cas. C'est pourquoi un bilan d'imagerie rigoureux est la première priorité.
Bilan diagnostique
L'imagerie : clé de la classification
Le cancer du rein est l'un des rares cancers dont le diagnostic peut être établi avec une grande certitude à l'imagerie seule. La biopsie n'est pas toujours nécessaire.
Lésions tissulaires
90% des tumeurs rénales malignes sont des carcinomes à cellules claires. On utilise alors la classification ISUP (ex Fürhman) et qui classe les tumeurs de grade allant de 1 à 4.
Il existe d'autres formes tissulaires plus rares : tumeurs papillaires, oncocytaires, chromophobes, etc.
Lésions kystiques : classification de Bosniak
Le plus souvent, les kystes sur le rein sont normaux, et apparaissent avec le vieillissement. Parfois, ils peuvent être de nature tumorale et nécessiter un traitement.
Groupe ISUP
Aspect a l'imagerie
Prise en charge
I
Kyste simple
Aucune surveillance
II
Quelques cloisons fines
Aucune surveillance
II F
Cloisons multiples / calcifications
Surveillance imagerie
III
Parois épaisses, rehaussement équivoque
Discussion de traitement
IV
Masse complexe, rehaussement solide
Chirurgie recommandée
Tableau indicatif, à titre pédagogique. Seule l'interprétation par le radiologue et le chirurgien de votre scanner ou IRM personnalisé fait foi.
Scanner (TDM) : référence
Le scanner abdomino-pelvien avec et sans injection est l'examen de première intention. Il caractérise la lésion, évalue l'artère rénale et ses branches, et réalise le bilan d'extension (ganglions, métastases). Un scanner thoracique complète souvent le bilan.
IRM complémentaire
Prescrite en cas de doute sur un kyste complexe (Bosniak IIF-III), d'allergie au produit de contraste ou pour l'évaluation d'un thrombus cave. Le Dr Bommelaere collabore avec le Centre CLIMAL pour des IRM dédiées au rein quand le scanner est insuffisant.
Reconstruction 3D pré opératoire
Avant toute chirurgie, une modélisation 3D du rein est réalisée à partir du scanner. Elle représente la tumeur, les artères segmentaires et le parenchyme sain, permettant une planification chirurgicale précise avant l'intervention.

Parcours de soin
Comment se décide la prise en charge ?
Une démarche progressive, conforme aux recommandations de l'AFU et européennes. Chaque étape n'est engagée que si elle est justifiée par la précédente.
Lésion rénale mise en évidence
Le plus souvent fortuite (échographie, scanner pour lombalgies…) ou lors du suivi d'une pathologie rénale connue. Apporter systématiquement les examens d'imagerie lors de la consultation, avec le compte-rendu radiologique.
Signes d'appel moins fréquent
Hématurie (sang dans les urines) · Douleur lombaire persistante · Masse palpable (formes avancées) · Syndrome paranéoplasique (fièvre inexpliquée, polyglobulie)
Caractérisation par scanner ou IRM
Le scanner abdomino-pelvien avec injection est l'examen de référence. Il précise la nature de la lésion (kystique vs tissulaire), ses caractéristiques de rehaussement, sa taille et ses rapports avec les structures vasculaires. Un scanner thoracique recherche des métastases pulmonaires. Lorsque le doute subsiste (kyste Bosniak IIF-III), une IRM complémentaire est demandée.
Réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP)
Tout dossier de carcinome rénal confirmé ou fortement suspecté est discuté en RCP d'oncologie urologique. Radiologues, oncologues et urologues analysent ensemble le bilan : taille, stade, type histologique probable, fonction rénale, état général. C'est cette discussion qui détermine la stratégie : surveillance, chirurgie conservatrice, chirurgie radicale, ou traitements ablatifs.
Facteurs pris en compte
Taille de la tumeur (≤ 4 cm · 4–7 cm · > 7 cm) · Score RENAL de complexité · Fonction rénale bilatérale · Rein controlatéral · Âge et comorbidités · Préférence éclairée du patient
Chirurgie, surveillance ou alternative
La décision s'affine en consultation : le Dr Bommelaere vous présente les options validées en RCP, leurs bénéfices, leurs risques et leurs alternatives. Si une chirurgie est retenue, une reconstruction 3D est réalisée avant l'intervention pour planifier le geste.
Expertise principale
La chirurgie robotique du cancer du rein à Lille
Préserver le rein : la néphrectomie partielle robot-assistée
Lorsqu'une chirurgie est indiquée, l'objectif prioritaire est de n'enlever que la tumeur en conservant le parenchyme rénal sain — c'est la néphrectomie partielle. Elle est aujourd'hui la référence pour les tumeurs localisées de moins de 7 cm, car elle préserve la fonction rénale à long terme, réduisant les risques cardiovasculaires et d'insuffisance rénale chronique.
Le Dr Bommelaere réalise cette chirurgie par voie laparoscopique avec assistance robotique (système Da Vinci). L'abord mini-invasif limite les pertes sanguines, les douleurs postopératoires et raccourcit la durée de convalescence par rapport à la chirurgie ouverte. La vision 3D haute définition et les instruments articulés du robot facilitent des gestes de haute précision : dissection des plans, clampage artériel sélectif, résection tumorale et suture du parenchyme.
Lorsque la tumeur est volumineuse, localement avancée, ou que la conservation n'est pas techniquement possible, une néphrectomie totale robot-assistée est proposée. Cette intervention consiste à retirer l'ensemble du rein atteint, en préservant la glande surrénale si elle n'est pas envahie. Les interventions sont réalisées à l'Hôpital Privé La Louvière, à Lille.
- Chirurgie mini-invasive
- Préservation rénale maximale
- Moins de pertes sanguines
- Hospitalisation courte
- Vision 3D haute précision
- Récupération précoce

Le robot n'opère pas seul. Le système Da Vinci reproduit fidèlement les gestes du chirurgien, qui contrôle l'intégralité de l'intervention depuis sa console. Comme toute intervention chirurgicale, des complications peuvent survenir et la prise en charge peut être adaptée ; n'hésitez pas à aborder ces questions lors des consultations. Les interventions sont réalisées à l'Hôpital Privé La Louvière, à Lille.
Techniques avancées
Ce qui fait la différence dans la chirurgie du rein
La néphrectomie partielle est l'une des chirurgies urologiques les plus techniquement exigeantes. Plusieurs innovations permettent d'en améliorer la précision et la sécurité.
Reconstruction 3D personnalisée
À partir du scanner, une modélisation 3D en pleine résolution du rein est générée avant l'opération. Elle permet de visualiser avec précision : la tumeur, sa profondeur d'invasion dans le parenchyme, les artères segmentaires et leurs rapports avec la lésion, les veines et la voie excrétrice. Cette représentation est utilisée pour planifier, si possible, le clampage artériel sélectif et anticiper les difficultés anatomiques.
Planification préopératoire
Clampage artériel sélectif
La résection de la tumeur nécessite de contrôler le saignement en interrompant temporairement la circulation sanguine dans le rein. La technique idéale est le clampage sélectif : au lieu de pincer l'artère rénale principale (clampage global), seules les artères segmentaires irriguant la zone tumorale sont clampées. Lorsque ce type de calmage est réalisable, le reste du rein continue d'être perfusé pendant la résection, ce qui préserve la fonction rénale à long terme.
Précision chirurgicale
Chirurgie robotique
Vision tridimensionnelle haute résolution et instruments articulés à 7 degrés de liberté. Le Dr Bommelaere utilise la technologie du robot Da Vinci (Intuitive ©) pour la réalisation des chirurgies de néphrectomies partielles. La résection d'une tumeur proche des artères rénales exige une précision millimétrique : c'est l'apport déterminant du robot.
Innovation & technologie
Le chirurgien, pas les outils seuls
Ces techniques ne remplacent pas l'expérience et le jugement du chirurgien. Le robot est un instrument de précision que le Dr Bommelaere contrôle intégralement. La reconstruction 3D, le clampage sélectif, les outils d'analyse sont des ressources qu'il mobilise en fonction de l'anatomie de chaque patient.
Les options thérapeutiques
Une réponse proportionnée à la tumeur
Selon la taille, la localisation et votre état de santé général, plusieurs stratégies peuvent être envisagées — certaines sans chirurgie immédiate.
Surveillance active
Pour les tumeurs de moins de 2 cm chez des patients âgés ou fragiles, une surveillance par imagerie rapprochée peut être proposée. La croissance lente de ces petites lésions permet souvent de différer le traitement sans perte de chance.
- Lésions < 2 cm à faible vélocité de croissance
- Scanner ou IRM réguliers (6 à 12 mois)
- Chirurgie déclenchée si évolution
- Option possible pour patients à risque chirurgical élevé
- Décision revue à chaque bilan
Néphrectomie partielle
Ablation de la seule tumeur, avec conservation du parenchyme rénal sain. Référence pour les tumeurs localisées ≤ 7 cm. Réalisée en robot-assisté, avec clampage artériel sélectif et reconstruction 3D.
- Préservation de la fonction rénale
- Mini-invasive (laparoscopie robot-assistée)
- Hospitalisé 1 nuit
- Reprise d'activité en 2–3 semaines
- Référence AFU / EAU pour T1 et T2a (si techniquement réalisable)
Néphrectomie totale
Ablation du rein entier, indiquée pour les tumeurs volumineuses (> 7 cm), localement avancées ou non résécables partiellement. Réalisée en robot-assisté, avec préservation de la glande surrénale si non envahie.
- Indication : T2b, T3, non résécable partiellement
- Robot-assisté (laparoscopie)
- Suivi de la fonction rénale controlatérale
- Bilan de suivi oncologique planifié en RCP
- Surrénale préservée si non envahie

Fiches AFU - Information patients
L'Association Française d'Urologie publie des fiches d'information. Le Dr Bommelaere en suit et applique les recommandations.
Pourquoi consulter le Dr Thomas BOMMELAERE
Une prise en charge spécialisée et coordonnée
Du bilan initial au suivi postopératoire, l'ensemble du parcours est coordonné par le Dr Bommelaere et son réseau.
Sur-spécialisation mini-invasive
Chirurgie urologique robotique, centrée sur les tumeurs du rein, et le cancer de la prostate. Ancien Interne et Assistant Spécialiste du CHU de Lille.
Reconstruction 3D préopératoire
Planification chirurgicale personnalisée pour chaque patient grâce à la modélisation 3D : une approche qui optimise la préservation rénale et anticipe la complexité anatomique.
Parcours de soins coordonnés
Travail en réseau avec radiologues, oncologues et anatomopathologistes du territoire des Hauts de France. Discussions en RCP pour les dossiers de cancérologie.
Recommandations françaises & européennes
Une pratique alignée sur les recommandations de l'AFU et de l'EAU, et sur les fiches d'information patients officielles.
Disponibilité rapide
Consultations dédiées aux évaluations de Cancer du rein, accessibles rapidement via Doctolib, en environ 2 semaines.
Médecin accrédité HAS
Inscrit à l'Ordre des Médecins du Nord, membre de l'Association Française d'Urologie, accrédité par la Haute Autorité de Santé.
Cabinet de Lille
Cabinet de Marcq en Barœul
Questions fréquentes
Vos questions sur le cancer du rein
Les réponses aux questions le plus souvent posées en consultation. Elles ne remplacent pas un avis médical personnalisé.
Comment découvre-t-on un cancer du rein ?
Le cancer du rein est dans la grande majorité des cas découvert de façon fortuite, lors d'une échographie ou d'un scanner réalisé pour une autre raison. Il ne provoque généralement aucun symptôme au stade localisé. Hématurie (sang dans les urines), douleurs lombaires ou masse palpable sont des signes plus tardifs et moins fréquents.
Toutes les tumeurs du rein sont-elles cancéreuses ?
Non. Certaines lésions rénales sont bénignes : les kystes simples (Bosniak I et II) et les angiomyolipomes en sont les exemples les plus courants. Le scanner, parfois complété d'une IRM, permet de caractériser la lésion avec une grande fiabilité et de distinguer les lésions bénignes des carcinomes rénaux nécessitant une prise en charge.
Doit-on enlever tout le rein ?
Pas systématiquement. Pour les tumeurs localisées inférieures à 7 cm, la néphrectomie partielle (tumorectomie) est la chirurgie de référence, car elle préserve le rein. La néphrectomie totale (ablation du rein entier) est réservée aux tumeurs volumineuses, localement avancées, ou techniquement non résécables partiellement. Une surveillance active peut aussi être discutée pour les très petites tumeurs (< 2 cm).
Qu'est-ce que la reconstruction 3D pré-opératoire ?
À partir du scanner, une modélisation 3D personnalisée du rein est réalisée. Elle représente en détail la tumeur, les artères rénales et leurs branches, et le parenchyme sain environnant. Elle permet au chirurgien de planifier précisément le clampage artériel et d'optimiser le geste avant même d'entrer en salle d'opération.
Qu'est-ce que le clampage artériel sélectif ?
Pour retirer la tumeur en limitant les saignements, le chirurgien interrompt temporairement le flux sanguin dans le rein. Plutôt que de pincer l'artère principale (clampage global), la technique sélective ne clampe que les artères segmentaires irriguant la zone tumorale. Le reste du rein continue d'être perfusé, ce qui préserve davantage la fonction rénale à long terme.
Quel est le rôle du robot dans la chirurgie du rein ?
Le robot Da Vinci ne décide ni n'agit seul : il reproduit les gestes du chirurgien avec une précision accrue, une vision 3D agrandie et des instruments articulés impossibles à main nue. Dans la néphrectomie partielle, il facilite la dissection autour de la tumeur, le clampage sélectif des artères, la résection tumorale et la suture du parenchyme rénal — des temps opératoires techniquement exigeants.
Combien de temps dure l'hospitalisation après une chirurgie du rein ?
La durée d'hospitalisation après une néphrectomie robotique est généralement de 1 à 3 jours. La reprise d'une activité légère est possible en 2 à 3 semaines. Ces délais sont indicatifs et dépendent de la technique utilisée, de la taille de la tumeur et de votre état général.
Y a-t-il un suivi après la chirurgie du cancer du rein ?
Oui, un suivi régulier est indispensable. Il comprend des consultations, des dosages biologiques (créatinémie pour surveiller la fonction rénale) et des examens d'imagerie (scanner thoraco-abdomino-pelvien) selon un protocole défini en RCP. Le rythme et la durée du suivi dépendent du stade et du grade de la tumeur.
Une tumeur rénale découverte fortuitement ?
Parlons-en, posément.
Que vous soyez en début de bilan ou face à un diagnostic, une analyse spécialisée permet de définir la bonne stratégie. Consultation à Lille et Marcq-en-Barœul.