Hypertrophie bénigne de la prostate : comprendre et traiter les troubles urinaires, avec un urologue à Lille
Jet faible, envies pressantes, levers la nuit, impression de ne jamais vider sa vessie… Ces troubles urinaires de l'homme sont le plus souvent liés à l'adénome de la prostate. Fréquente après 50 ans, cette augmentation de volume est bénigne — mais elle mérite d'être évaluée et, parfois, traitée.
À retenir avant tout :
L'hypertrophie bénigne de la prostate n'est pas un cancer et n'en augmente pas le risque. Beaucoup d'hommes vivent très bien avec. Quand elle gêne, plusieurs solutions existent : de la simple surveillance à la chirurgie.
01
Reconnaitre
Identifier les symptômes urinaires liés à l'adénome et comprendre pourquoi ils apparaissent.
02
Évaluer
Mesurer la gêne avec le score IPSS et rechercher d'éventuelles complications.
03
Traiter
Choisir, au bon moment, la solution adaptée : surveillance, médicaments, Rezum ou laser.
Comprendre
Qu'est-ce que l'adénome de la prostate ?
L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), aussi appelée adénome prostatique, est l'augmentation progressive du volume de la prostate liée à l'âge. C'est la première cause de troubles urinaires chez l'homme après 50 ans.
Une évolution naturelle avec l'âge
La prostate, glande de la taille d'une noix, entoure le canal de l'urètre. À partir de la quarantaine, elle a tendance à grossir. Cette croissance est banale : la majorité des hommes y sont confrontés en vieillissant.
Adénome
Vieillissement
Pourquoi cela gêne pour uriner
En grossissant, la prostate comprime l'urètre et freine l'écoulement de l'urine. La vessie doit alors « forcer » pour se vider, ce qui explique le jet faible, les envies fréquentes et la sensation de vidange incomplète.
Compression de l'urètre
Vessie de lutte
Bénin ne veut pas dire cancer
L'HBP est totalement distincte du cancer de la prostate et n'en augmente pas le risque. Les deux peuvent toutefois coexister avec l'âge : c'est pourquoi un examen et, selon le contexte, un dosage du PSA sont parfois proposés.
Pathologie bénigne
≠ cancer
À retenir :
Le volume de la prostate ne dit pas tout : il n'existe pas de lien direct entre la taille de l'adénome et l'intensité de la gêne. Une grosse prostate peut être bien tolérée, un adénome modéré être très gênant. C'est le retentissement sur la qualité de vie qui guide la prise en charge.
Symptômes
Les troubles urinaires de l'HBP
Les médecins parlent de « symptômes du bas appareil urinaire » (SBAU). On les répartit en deux familles : les troubles pour évacuer l'urine (obstructifs) et les troubles pour la stocker (irritatifs).
Troubles pour vider la vessie
Symptômes obstructifs
Jet urinaire faible et peu puissant
Retard au démarrage de la miction
Poussée abdominale nécessaire pour uriner
Jet haché, en plusieurs temps
Gouttes retardataires en fin de miction
Sensation de vidange incomplète de la vessie
Troubles pour stocker l'urine
Symptômes irritatifs
Envies fréquentes d'uriner (pollakiurie)
Levers nocturnes répétés (nycturie)
Urgences mictionnelles difficiles à différer
Fuites par impériosité, dans certains cas, ou regorgement
Petites quantités émises à chaque miction
Évaluer la gêne
Le score IPSS et les signaux à ne pas négliger
Pour décider d'un traitement, on ne se fie pas qu'aux symptômes ressentis : on les chiffre. Et on recherche les situations qui imposent d'agir plus vite.
Le questionnaire IPSS
L'IPSS (International Prostate Symptom Score) est un questionnaire de 7 questions, complété d'une question sur la qualité de vie. Il chiffre l'intensité des troubles et sert à suivre l'efficacité d'un traitement dans le temps.
Le score total s'interprète ainsi : 0 à 7 = symptômes légers ; 8 à 19 = symptômes modérés ; 20 à 35 = symptômes sévères.
0 - 7
Symptômes légers
8 - 19
Symptômes modérés
20 - 35
Symptômes sévères
Vous pouvez remplir le questionnaire IPSS de l'AFU avant votre consultation et l'apporter : c'est un excellent point de départ pour la discussion.
Signaux qui doivent amener à consulter sans tarder
- Impossibilité d'uriner (rétention aigüe d'urine) : urgence
- Infection urinaires à répétition
- Brûlures ou douleurs persistantes en urinant
- Symptômes qui s'aggravent rapidement
- Gêne résistante au traitement médical
Le bilan
Comment se déroule la consultation pour hypertrophie de la prostate à Lille ?
L'objectif est simple : confirmer que les troubles sont bien liés à l'HBP, mesurer leur retentissement, et écarter les autres causes. Quelques examens simples suffisent le plus souvent.
Écouter et chiffrer la gêne
Description précise des symptômes, retentissement sur le quotidien et le sommeil, et calcul du score IPSS. Un calendrier mictionnel peut être utile.
Échographie réno-vésico-prostatique
Elle apprécie le retentissement sur la vessie (résidu après miction, paroi épaissie), l'état des reins, et mesure le volume de la prostate — donnée clé pour orienter le traitement.
Prise de sang : PSA et fonction rénale
Le dosage du PSA est discuté avec vous dans le cadre du dépistage du cancer de la prostate. La créatininémie vérifie le bon fonctionnement des reins.
Mesurer le jet urinaire
Examen non invasif qui quantifie objectivement la qualité de la miction (débit maximal) et complète le ressenti du patient. Dans certains cas, une cystoscopie complètera l'examen, pour lever le doute sur un diagnostic différentiel.
Choix du traitement en fonction des résultats
En fonction des résultats, différentes options thérapeutiques pourront être discutées : médicamenteux, Rezum, chirurgie par laser de la prostate (Type HoLEP, ou ThuFLEP par exemple)
Les traitements
Une pathologie, plusieurs traitements
Il n'y a pas un traitement unique de l'HBP, mais un parcours qui s'adapte à la gêne, au volume de la prostate et à vos priorités — notamment la préservation de l'éjaculation.
"Le bon traitement, au bon patient, au bon moment"
Dr Thomas Bommelaere
Chirurgien urologue · Lille & Marcq-en-Barœul

Surveillance
Quand la gêne est faible et sans complication, aucun traitement n'est nécessaire. Une surveillance, des règles simples d'hygiène de vie et un suivi annuel suffisent souvent.
Traitement médical
Souvent proposé en premier : alpha-bloquants (relâchent le col vésical), inhibiteurs de la 5-alpha-réductase (réduisent le volume), phytothérapie. Avantages et effets indésirables se discutent au cas par cas.
Rezum
Technique mini-invasive pour les prostates de 30 à 80 cc. Intéressante chez le patient soulagé mais lassé des médicaments, qui souhaite préserver l'éjaculation.
Énucléation laser
Le laser HoLEP ou ThuFLEP retire l'ensemble de l'adénome quel que soit son volume, avec peu de saignement et un faible risque de récidive. Souvent réalisable en ambulatoire.
Le "bon moment", un vrai enjeu
Les techniques chirurgicales qui retirent l'adénome entraînent le plus souvent une éjaculation rétrograde (le sperme part vers la vessie) ; l'érection, elle, est habituellement préservée.
À l'inverse, attendre trop longtemps expose à des complications parfois irréversibles sur la vessie et les reins.
Tout l'enjeu est de choisir avec vous le bon traitement au moment juste. D'autres techniques de référence existent (résection transurétrale, incision cervico-prostatique) ; toutes ne peuvent être citées ici, mais uniquement les plus modernes et de référence.
Pourquoi ne pas laisser traîner une HBP obstructive
Négligée alors qu'elle gêne réellement la vidange, l'hypertrophie de la prostate (HBP) peut avoir des conséquences durables. La vessie, contrainte de « forcer » pendant des années, voit son muscle (le détrusor) s'épaissir : c'est la vessie de lutte, dont l'altération est définitive. Peuvent alors apparaître des diverticules de vessie, des calculs, des infections à répétition, et plus rarement un retentissement sur les reins pouvant aller jusqu'à l'insuffisance rénale chronique. C'est précisément pour devancer ces complications qu'un avis spécialisé, au bon moment, est utile.
Pourquoi consulter le Dr Thomas BOMMELAERE
Votre prise en charge à Lille et Marcq-en-Barœul, avec le Dr Bommelaere
Le Dr Thomas Bommelaere accompagne les troubles urinaires liés à l'HBP, de la première consultation jusqu'au traitement chirurgical lorsqu'il est indiqué.
Expertise de l'énucléation laser
Le Dr Bommelaere pratique l'énucléation laser HoLEP et ThuFLEP de l'adénome et intervient comme proctor (formateur) pour cette technique.
Une palette complète de solutions
Surveillance, traitement médical, Rezum et chirurgie laser : disposer de plusieurs options permet de proposer celle qui vous correspond vraiment.
Chirurgie mini-invasive
Interventions à l'Hôpital Privé La Louvière à Lille, dans une logique de récupération rapide et, quand c'est possible, en ambulatoire.
Médecin accrédité HAS
Inscrit à l'Ordre des Médecins du Nord, membre de l'Association Française d'Urologie, accrédité par la Haute Autorité de Santé.
Cabinet de Lille
Cabinet de Marcq en Barœul
Questions fréquentes
Vos questions sur l'adénome de la prostate
Les interrogations les plus courantes des patients concernant les problèmes de prostate, et les réponses qui guident la consultation.
L'hypertrophie bénigne de la prostate est-elle un cancer ?
Non. L'adénome de la prostate est une augmentation non cancéreuse du volume de la prostate, liée au vieillissement. Il n'augmente pas le risque de cancer.
Les deux peuvent toutefois coexister avec l'âge, ce qui justifie un examen et, selon le contexte, un dosage du PSA pour les distinguer.
Quand faut-il opérer un adénome de la prostate ?
La chirurgie est envisagée quand les symptômes restent gênants malgré le traitement médical, en cas d'intolérance aux médicaments, ou en présence de complications : rétention urinaire, infections à répétition, calcul ou diverticule de vessie, sang dans les urines, retentissement sur les reins.
La décision se prend au cas par cas, selon la gêne, le volume de la prostate et vos attentes.
Une prostate volumineuse donne-t-elle forcément des symptômes ?
Non. Il n'existe pas de lien direct entre le volume de la prostate et l'intensité des symptômes. Une grosse prostate peut être très bien tolérée, tandis qu'un adénome de volume modéré peut être très gênant.
C'est le retentissement sur la qualité de vie, et non la taille seule, qui guide la prise en charge.
Le traitement rend-il stérile ou impuissant ?
Les techniques qui retirent l'adénome préservent généralement l'érection, mais entraînent le plus souvent une éjaculation rétrograde (le sperme part vers la vessie). Certaines techniques mini-invasives comme le Rezum visent à préserver l'éjaculation.
Ces conséquences sont expliquées avant l'intervention, pour choisir ensemble le bon traitement au bon moment.
Quelle différence entre le Rezum et l'énucléation laser ?
Le Rezum utilise la vapeur d'eau pour réduire progressivement l'adénome ; option mini-invasive qui vise à préserver l'éjaculation, pour des prostates de 30 à 80 cc.
L'énucléation laser HoLEP ou ThuFLEP retire l'ensemble de l'adénome quel que soit son volume, avec peu de saignement et un faible risque de récidive. Le choix dépend du volume, des symptômes et de vos priorités.
Que se passe-t-il si l'adénome n'est pas traité ?
Une HBP peu gênante ne nécessite parfois qu'une surveillance. Mais négligée alors qu'elle est obstructive, elle peut entraîner des complications : rétention urinaire, infections, calculs de vessie, épaississement irréversible du muscle vésical (vessie de lutte) et, plus rarement, un retentissement sur les reins.
Tout l'enjeu est d'intervenir au bon moment pour prévenir ces complications.
Le Dr Bommelaere prend-il en charge l'HBP à Lille ?
Oui. Le Dr est spécialisé dans la prise en charge de l'hypertrophie bénigne de la prostate, et son traitement par laser : HoLEP ou ThuFLEP. Les consultations ont lieu à Lille (Centre Urologie de Lille) et à Marcq-en-Barœul, et les interventions à l'Hôpital Privé La Louvière à Lille. Selon la situation : surveillance, traitement médical, Rezum ou énucléation laser HoLEP / ThuFLEP.
La prise de rendez-vous se fait en ligne via Doctolib ou par téléphone.
Sources et références
Fiches d'information AFU sur les traitements
L'Association Française d'Urologie édite des fiches d'information patient pour chaque technique. Le Dr Bommelaere suit et applique ces recommandations.
Énucléation endoscopique de la prostate (laser)
Rezum : traitement par vapeur d'eau
Incision cervico-prostatique
Résection endoscopique de la prostate (RTUP)
Des troubles urinaires qui vous gênent ?
Parlons-en.
Un bilan posé permet de comprendre l'origine de vos symptômes et de définir, avec vous, la meilleure stratégie. Consultation à Lille et Marcq-en-Barœul.